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Les bijoux

L'encyclopédie du bijou

Les bijoux aujourd'hui

S’il arrive de rencontrer des femmes qui portent toute leur richesse sur elle, pour la majorité des autres le bijou est davantage une affaire de plaisir et de fantaisie qu’un symbole social.

L’évolution a été lente (quelques siècles) et le «Manège à Bijoux®» a joué un rôle d’accélérateur du changement.

Pionnier du bijou de qualité à un prix de quantité, il est devenu en 20 ans le 1er bijoutier français et réalise la moitié du chiffre d’affaires de toute la bijouterie diffusée en grande distribution.

Pourtant, lorsque les premiers espaces «Le Manège à Bijoux®» ont été ouverts, 66 % des clientes n’étaient pas entrées dans une bijouterie depuis plus de cinq ans. Le bijou, en France, était resté prisonnier d’un carcan. Son achat était un acte grave, sérieux, réservé aux grandes occasions, et effectué par les hommes.

Aujourd’hui, les femmes vont au «Manège à Bijoux®» l’esprit léger car le bijou en or y est à la portée de toutes. Il est devenu un accessoire de mode sans rien perdre de son éclat ni de ses précieuses qualités.

Les boucles d'oreilles

Déclinées sous toutes les formes, les boucles d’oreilles restent encore aujourd’hui un élément incontournable de la parure féminine et aussi masculine.

A côté du simple anneau qui demeure la «boucle» de base, il existe depuis l’Antiquité de multiples modèles : pendants, pampilles, créoles ou dormeuses. Chaque siècle a imaginé comment habiller le visage idéalisé des femmes et des hommes aussi.

Plus qu’aucun autre bijou, les boucles d’oreilles apportent un éclat au visage dont elles peuvent accentuer ou modifier l’aspect morphologique.

C’est en Orient qu’apparut la tradition des oreilles percées. Et cette  contrainte, dont l’opération n’était pas toujours indolore, dura jusqu’aux années 1930 où le clip a révolutionné le port de la boucle d’oreille et a permis d’être belle sans forcément souffrir.

Dès l’Antiquité, les boucles d’oreilles sont des bijoux extrêmement recherchés et précieux dont on aime lourdement se parer. Les momies égyptiennes gardent ainsi, sur leurs lobes distendus, la trace des pesantes boucles portées aussi bien par les hommes que par les femmes.

Ce  bijou, à tige, à vis ou autre est le plus porté actuellement. Juste retour des choses quand on sait qu’il a été banni presque tout au long du Moyen Age à cause des vêtements qui engonçaient le cou. De même au 19ème siècle lorsque les cheveux recouvraient en bandeaux les oreilles.

Mais les oreilles ont retrouvé leur complément naturel et la boucle… est donc bouclée.

L'Alliance

« Avec cet anneau, je te prends pour époux/épouse »

 

Il y a les puristes de l’alliance : anneau fin sans fioriture, en or jaune pour madame, en or gris pour monsieur. Bref, un bijou dont l’esthétique réside dans la discrétion. Pas d’ostentation, le symbole simplement. Nous sommes mariés, en voici la preuve.

Cette façon d’arborer la conjugalité a cependant progressé au cours de l’histoire. Ainsi, au 16ème siècle, l’alliance fut une bague avec deux pierres de couleur différente, avant d’évoluer vers la forme la plus épurée d’un anneau torsadé composé d’un fil d’or et d’un fil d’argent entrelacés.

Aujourd’hui à l’alliance, on préfère les « bagues de mariage ». L’anneau traditionnel prend du volume, se gonfle pour atteindre l’ampleur d’un bijou. Il est parfois constellé de pierres précieuses ou plus sobrement martelé.

En résumé : l’alliance se personnalise et le mince anneau vertueux mais parfois un peu officiel prend un sacré coup de jeune.

En France, l’alliance se porte à l’annulaire de la main gauche, en souvenir d’une ancienne croyance qui voulait que les vaisseaux irriguant ce doigt soient en liaison directe avec le cœur. Qui en douterait ?

La Bague

De la plus sobre à la plus ostentatoire, du simple anneau au sceau princier, la bague exprime bien des choses.

Il est facile de réduire la bague à un anneau et un chaton. Ce serait oublier l’immense héritage sentimental, ainsi que la signification sociale qu’ont pu avoir les bagues pour leurs possesseurs et surtout pour celles et ceux qui les offrent.

Symbole d’engagement et de lien librement consenti, les bagues ornent les doigts des amoureux à partir du 4ème siècle av. JC ainsi que ceux des premiers chrétiens. Plus tard elles deviennent des cadeaux d’échange entre familles royales désireuses de s’épater mutuellement par l’éclat des joyaux qui sertissent ce bijou.

Objet d’affection, de savoir-vivre et parfois de meurtre (car il y eut des bagues contenant du poison), ce bijou est par excellence le « bijou à message ». Rarement neutre, une bague annonce généralement quelque chose de précis aussi sûrement que les armoiries gravées sur la bague des princes comme sceau pour les documents.

La plus romantique de toutes reste sans aucun doute la bague de fiançailles aux intentions à la fois si évidentes et si … lourdement porteuses de sens. Voila pourquoi on les préfère avec un ou plusieurs diamants –pour l’éternité- mais aussi, de plus en plus avec un saphir –pour la pureté et un prix nettement plus abordable.

Portée depuis l’Antiquité, la bague ne s’est démocratisée qu’au 20ème siècle, avec la fabrication en série qui place le bijou à la portée de chacun. Il en résultera une fièvre créatrice chez les bijoutiers désireux de mélanger formes et matières à des prix raisonnables

Chaînes et maillons

Depuis des temps immémoriaux, les chaînes habillent les cous de mille façons.

Une maille à l’endroit, une maille à l’envers ! Ainsi commença probablement l’histoire très ancienne de la chaîne, bijou qui remonterait à 3 500 ans av. JC. Une technique, apparentée au point de tricot, permit aux Sumériens de créer les premiers maillons.

Ils seront suivis d’une nombreuse descendance dont la chaîne avec des pendeloques pour les dames ou la chaîne de montre, compagne inséparable des hommes du 19ème siècle.

Aujourd’hui on les aime plus discrètes avec un pendentif ou plus présentes s’il s’agit d’un bijou à part entière porté autour du cou ou au poignet.

On ne compte plus le nombre de chaînes avec des mailles différentes. Les plus classiques comme le jaseron (anneaux ronds), le forçat (anneaux ovales), la gourmette (anneaux ronds ou ovales tordus) voisinent avec les plus avant-gardistes : chaîne serpent ou tuyau à gaz.

De nos jours ce sont des machines qui produisent les chaînes, exécutant parfois jusqu’à l’étape de soudage, finition essentielle des anneaux et des fils. Mais lorsque les tréfileuses n’existaient pas, le fil était fabriqué à la main après étirement de l’or. Tout l’art du bijoutier consistait à le tresser, le tisser, le mélanger en variant les ors pour obtenir l’effet le plus séduisant.

Les tendances de la mode vont au nœud marin, la maille anglaise ou le palmier, véritable best seller de la famille des tresses ? N’oublions pas la maille miroir, le forçat, la corde ou la torsade.

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