Le manège à Bijoux ®. E. Leclerc

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Les Gemmes organiques

L'Ambre

Ambre

La soif de bijoux et l’imagination n’ont jamais été seulement cantonnées aux seules pierres et perles. Il existe des matières d’origine végétale ou animale dotées d’un tel éclat naturel qu’elles ont de tout temps occupé une place dans l’atelier des créateurs de bijoux.

Entre croyances et pouvoirs magiques, l’ambre, résine fossile, est une gemme recherchée depuis les temps les plus anciens.

Les Grecs l’avaient appelé êlektron (chose resplendissante) en raison de sa couleur jaune soleil. Très apprécié depuis la Préhistoire, l’ambre fut un objet d’échanges et son emploi ne se bornait pas à la bijouterie. Il était également employé pour la décoration. Au 18ème siècle, une des salles du palais de Tsarskoïe Selo en Russie fut entièrement plaquée d’ambre.

Citons encore parmi les substances rares l’ivoire dont l’utilisation est strictement réglementée  depuis 1976, l’écaille de tortue, espèce également protégée ainsi que le corail et enfin le jais, charbon fossilisé à l’éclat velouté très à la mode dans les années 1920.

Consultez la symbolique de cette pierre

Camées

Camées

Très prisés par les Grecs et les Romains, les camées sombrèrent dans un oubli total pendant tout le Moyen Age.

Il faudra attendre la Renaissance pour que la technique retrouve ses lettres de noblesse.

Elle consiste à réaliser des sculptures en bas relief sur des pierres possédant plusieurs couches de couleurs comme pour l'onyx, la cornaline ou l'agate rubanée, pierre la plus utilisée pour la confection de camées.

Le contraste entre le sujet sculpté dans la partie blanche de la pierre et la partie colorée qui sert de base, est accentué grâce à des teintures rouges imitant la sardoine et la cornaline.

Grand amateur de ce genre de bijoux, Napoléon 1er fonda un prix de Rome pour les graveurs de pierres dures, ce qui assura la popularité des camées en France jusqu'à la fin du 19ème siècle.

Un engouement par la suite supplanté par la mode des médailles.

Trop chers à réaliser, les camées en pierres dures seront peu à peu remplacés par des imitations en verre et coquillages tandis que la technique du graveur se tournera vers d'autres matières telles que le corail ou la lave.

Au 15ème siècle, les camées font déjà fureur à Paris où le bijou devient un accessoire de mode indispensable dans le beau monde.

On passe alors de la création de pièces uniques à la production de portraits stéréotypés d'empereurs, d'impératrices ou d'illustres personnages, notamment Marie Stuart, dont on fera des broches, des boutons ou des colliers.

Le Corail

Il est venu du fond des océans pour orner nos précieux bijoux.

Le corail, considéré par les Grecs comme le sang pétrifié de Méduse, est en fait le squelette vivant d'un polype des mers chaudes. Sa couleur varie : "écume de sang", "fleur de sang", et autres "premiers sangs", qui font songer au bal des vampires.

Il peut cependant être rose ou "peau d'ange" et même très apprécié s'il est d'un blanc parfait, ce qui arrive de temps en temps.

La préférence des bijoutiers va toutefois au noble corail rouge, opaque et uniforme.

Consultez la symbolique de cette perle

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