
Emblème majeur de richesse, de puissance et de gloire, l’or a toujours attisé de nombreuses convoitises.
Symbole du soleil qu’il a même parfois éclipsé, l’or est, depuis l’Antiquité, le métal précieux de référence. La plupart des civilisations anciennes l’avaient érigé au rang de dieu, les civilisations plus récentes se sont contentées d’apprécier sa puissance ici bas.
Jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, la force ou la faiblesse d’une monnaie étaient indexées sur les réserves d’or d’un pays. Après 1946, elles seront remplacées par le dollar. Les temps changent…
Mais le papier monnaie, s’il enflamme l’imagination, n’aura jamais le pouvoir magique du métal jaune. Que de recherches fiévreuses lui ont été dédiées en Europe médiévale où l’on s’installait comme alchimiste dans l’espoir de transformer le vil métal en espèces sonnantes et trébuchantes. Que de voyages lui ont été consacrés, à commencer par celui de Christophe Colomb découvrant, en Amérique une telle abondance d’or, s’imagina qu’il poussait au soleil !
Mais surtout aussi, que de peines, que de labeur harassant pour extraire de la nature de quoi faire rêver les hommes.
Savez-vous que pas moins de 34 tonnes de minerai doivent être traitées pour obtenir une once d’or (31,1 grammes). Sauf cas exceptionnel, comme cette pépite de 350 kg découverte en Afrique du Sud, aujourd’hui pays premier producteur mondial devant les Etats-Unis et l’Australie. Quant à la France, elle maintient modestement ses quatre tonnes de production annuelle.
Cependant, l’eldorado de demain se trouve désormais au fond des océans que l’on commence déjà à prospecter. Les analyses sont prometteuses et montrent des sols très riches grâce à une irrigation d’alluvions plusieurs fois millénaires chargés des précieuses particules.
L’or et le cuivre sont les seuls métaux naturellement colorés. Suivant les dimensions de ses particules, la couleur de l’or peut varier du rouge au noir. Il demeure le plus malléable des matériaux et 1 once d’or peut donner une feuille de 28 m² et 1 gamme d’or peut être étiré en un fil long de 2 km.
Utilisé par l’homme depuis des millénaires comme monnaie et dans l’art du bijou, l’argent reste encore aujourd’hui le métal précieux incontournable après l’or.
Connu dès les Egyptiens, qui le considéraient comme de l’or pâle, l’argent était déjà utilisé comme monnaie.
A l’époque romaine, aux limites de L’Empire, les prêtres enfouissaient des statuettes en argent afin de les protéger contre les invasions.
Cependant, jusqu’au 16ème siècle, époque de la découverte des mines d’argent d’Amérique du Sud par les conquistadors, l’argent resta relativement rare en Europe où il avait une valeur égale à celle de l’or.
On trouve les principaux gisements d’argent au Mexique, au Pérou, dans la partie asiatique de la Russie, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, au Chili, au Japon, en Chine, aux Philippines et en Afrique du Sud. L’Europe recèle également quelques gisements, notamment en Saxe.
Réputé pour sa bonne malléabilité, l’argent est le métal le plus utilisé en bijouterie après l’or auquel il est souvent allié ainsi qu’au cuivre afin d’augmenter sa dureté. Il se décline en une infinité de colliers, bracelets, bagues, boucles d’oreilles et montres pour des prix très abordables.
L’argent se présente sous des formes très variées, notamment en pépites, en filaments ou en feuilles. Il fut un des tout premiers métaux à être utilisé pour la fabrication d’objets précieux et la frappe des monnaies. Il est en outre le meilleur conducteur de chaleur et d’électricité.
Précieuses, fines ou ornementales, les gemmes n’en finissent pas de faire rêver.
Seules quatre pierres se prévalent, par leur rareté, du titre de « précieuses » : le diamant, l’émeraude, le saphir et le rubis.
Bien que n’appartenant pas à cette catégorie, les pierres fines, moins rares, n’en demeurent pas moins de belles pierres, voire remarquables pour un prix modique. Les pierres fines possèdent de nombreuses qualités et ont permis de produire des bijoux exceptionnels exposés dans le monde entier.
Tourmaline rose ou verte, grenat, topaze, citrine jaune pâle, améthyste ou péridot vert olive, ces pierres sont depuis longtemps reconnues pour leur valeur et la diversité de leurs couleurs.
Prenez l’exemple de la tourmaline, pierre qui offre une très riche gamme de couleur. Les variétés les plus recherchées sont la « rubellite » rouge rubis et « l’indigolite » bleue.
Les pierres ornementales sont des belles pierres opaques ou translucides utilisées en bijouterie mais aussi pour la sculpture d’objets ou la décoration. On les distingue des pierres fines par le fait que ces dernières sont transparentes.
Pour bien choisir une pierre fine ou précieuse, il convient de se fier tout d’abord à sa couleur, ni trop sombre, ni trop pâle. Vient ensuite le critère de son éclat puis celui de sa dimension, la valeur de la pierre augmentant avec le nombre de ses carats. Enfin, il faut considérer les inclusions survenues au court du processus de cristallisation. C’est en partie grâce à ces traces laissées par la nature que l’on peut distinguer les pierres naturelles des pierres synthétiques.